L’arbitre française Stéphanie Frappart a été saluée comme une briseuse de barrières après avoir été la première femme à prendre en charge un match de Ligue des champions masculine lorsqu’elle a arbitré la victoire 3-0 de la Juventus sur le Dynamo Kiev.

La première femme à arbitrer la compétition de clubs la plus prestigieuse

« Il était temps », a écrit le milieu de terrain de Manchester City Ilkay Gundogan sur Twitter. « Une grande réussite et une source d’inspiration pour les autres. J’espère que cela se reproduira très bientôt ».

A 36 ans, l’arbitre a été la première femme arbitre en Ligue 2, puis le Ligue 1 et avait déjà supervisé la victoire de Liverpool 5-4 aux tirs au but contre Chelsea lors de la finale de la Super Coupe d’Europe 2019.Elle a également été responsable des rencontres de l’Europa League de cette saison entre Leicester et Zorya Lugansk, puis entre Grenade et Omonoia.

« C’est génial. Je suis vraiment heureuse qu’elle ait reçu cet honneur. Elle y a définitivement sa place », a déclaré Bibiana Steinhaus, la première femme arbitre professionnelle d’Allemagne.

« Frappart parfait », a écrit le journal sportif français L’Equipe. « Elle était toujours proche de l’action et n’intervenait que très peu ». L’arbitre a également été félicitée par le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères sur Twitter. Le quotidien italien La Repubblica a déclaré que Frappart était sans faille, notant qu’elle a gardé le jeu sous contrôle et avec une autorité calme.

Une première pour ouvrir la voie

La Juventus et le défenseur italien Leonardo Bonucci ont salué jeudi Stéphanie Frappart après que la jeune femme de 36 ans soit devenue la première femme arbitre à prendre en charge un match de Ligue des champions masculine. Bonucci a posté une photo de lui aux côtés de la Française dans laquelle il se félicite des « changements ».

Stéphanie Frappart pourrait bien devenir la pionnière de la féminisation du football dans la quête d’une parité dans le sport. Une question qui soulève déjà plus de débats de l’autre côté de l’atlantique où les membres de l’équipe nationale féminine américaine réclament l’égalité de traitement et de salaires que leurs homologues masculis. Si elles sont déjà arrivvées à leur fin concernant l’égalité dans l’encadrement, les structures et le personnel mis à disposition, le combat pour une égalité des salaires reste pour le moment assez mal engagé.