Citigroup vient d’engager Jane Fraser comme son prochain PDG, la première femme à diriger une grande banque américaine et la 39ème femme PDG de la liste Fortune 500.

L’annonce historique faite jeudi par Citigroup élève Mme Fraser de son rôle actuel à la tête de la banque de consommateurs de Citi.

Mme Fraser rejoint ainsi 38 autres femmes sur la liste des PDG de Fortune 500, majoritairement blanche et masculine.

Le mois dernier, Linda Rendle est devenue la 38e lorsque Clorox l’a annoncée comme nouvelle directrice générale. Elle prend la barre lundi.

Un pourcentage qui reste toujours plus ou moins faible

Le chiffre augmente progressivement, mais les femmes ne représentent toujours que 7,8 % de la liste des PDG des 500 plus grandes entreprises, ce qui souligne la lenteur du changement dans les plus hautes sphères de l’économie.

Les femmes figurent sur la liste depuis 48 ans, soit depuis que Katharine Graham est devenue directrice générale du Washington Post en 1972.

Une infime partie – moins de 1 % – des entreprises du classement Fortune 500 ont des PDG noirs. Et seules trois femmes sur la liste des PDG féminins de Fortune 500 sont des femmes de couleur, selon Fortune. Ces femmes sont Sonia Syngal, la PDG de Gap Inc. (GPS), Lisa Su, PDG de Advanced Micro Devices (AMD) et Joey Wat, PDG de Yum China (YUMC).

Des départs suite à des fins de carrières

Davantage de femmes ont gravi les échelons cette année, mais dans le même temps, certains vétérans ont quitté leur poste.

En juin, Marillyn Hewson a quitté son poste de PDG de Lockheed Martin après plus de sept ans. Elle est maintenant présidente exécutive du conseil d’administration.

Ginni Rometty a pris sa retraite en tant que PDG d’IBM (IBM), Cheryl Miller a pris un congé médical de son rôle de PDG d’AutoNation (AN), et Kathryn Marinello a démissionné de son rôle de PDG de Hertz (HTZ).