Pourtant en plein boom d’embauches, l’immobilier arrive difficilement à faire une place équitable aux femmes, et comme toujours, souvent à des postes à responsabilités. 

Une filière qui embauche…

L’immobilier subit plusieurs tendances plus ou moins positives. La première : celle d’une augmentation considérable des recrutements avec 83% des dirigeants du secteur qui projettent de recruter dans les 3 prochaines années, dont 87% en contrat CDI.

Mais il s’agit là d’une bonne nouvelle qui dissimule une réalité plus sombre avec 74% des dirigeants qui éprouvent des difficultés à recruter de nouveaux collaborateurs. La cause : la mauvaise image d’un secteur immobilier, restant pourtant en plein mutation.

En ce qui concerne la parité, 43% des responsables ont mis en place des actions et initiatives en faveur de l’égalité hommes-femmes. Des bonnes intentions qui n’ont pourtant pas cassé le fameux « plafond de verre ». Aussi, du point de vue des femmes, 67% des sondées dans le cadre du baromètre sur la parité dans l’immobilier (réalisé par le cabinet d’audit et de conseil KPMG) ont déjà eu le sentiment d’être discriminées de par leur statut, mais aussi par le sujet des congés maternité, ou encore par d’autres thématiques féminines.

Peut-être une prise de conscience ?

Et les difficultés s’alignent le public féminin, sur deux majeures : l’absence d’un réseau efficient et la famille, qui sont les barrières les plus solides pour accéder à un poste à responsabilité. La proportion de femmes à des postes de direction grandit trop faiblement, évoluant de 15,8% à 17,3% entre 2016 et 2017.

Pourtant, les professionnels l’assurent : le sens de l’histoire ira certainement dans la direction d’une plus forte présence féminine.