Les femmes revendiquent haut et fort la mise en place d’une parité exemplaire dans le monde entier. Le rapport du WEF (Forum économique mondial) sur la parité a récemment annoncé que l’égalité salariale s’était améliorée comparé à l’année 2017, cette dernière ayant été empreinte d’une certaine violence sur le sujet étant donné qu’elle marquait un écart plus creusé pour la première fois en 10 ans.

Si l’on prend en considération les taux actuels, l’écart général entre les sexes dans la majorité des domaines ne sera comblé que dans 108 ans, et totalement supprimé d’ici 202 ans en ce qui concerne le lieu de travail.

Une menace pour des emplois habituellement féminins : l’automatisation

Le rapport a montré que, dans une logique proportionnelle, il y avait bien moins de femmes que d’hommes sur le marché du travail. Ce qui laisse supposer que l’automatisation a un impact direct et surtout démesuré sur les emplois traditionnellement occupés par des femmes.

Par ailleurs, le WEF note aussi qu’au sein des secteurs en expansion demandant des compétences en sciences, technologie, mathématiques ou ingénierie, les femmes restent nettement sous-représentées. De même pour le domaine de l’intelligence artificielle, dans lequel elle ne sont présentes qu’à hauteur de 22% de la population active.

Une grande différence régionale

Ce n’est pas nouveau, les constats sur la parité fluctuent considérablement selon les pays ou régions.

Par exemple, les pays occidentaux pourraient réduire l’écart d’ici les 61 prochaines années, alors que les états du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord mettraient 153 ans à atteindre ce cap.

Une nouvelle fois, on prend note des bons élèves : les pays nordiques avec la Norvège, la Suède, la Finlande, ainsi que l’Islande qui fait preuve de la parité la plus nette.

Concernant les mauvais, on retient les plus grands écarts chez des pays tels que le Yémen, l’Iraq, le Pakistan, ou encore le Syrie.

Et pour la France, une 12ème position qui dessine le chemin restant à parcourir.